Le MBTI et les nouveaux paradigmes en entreprise.
L’entreprise a tendance à valoriser (implicitement ou pas, et consciemment ou pas) certains modes de fonctionnement pour répondre à ses attentes ou à ses craintes.
Inspiré du modèle de Ken Wilber sur les évolutions de l’humanité, Fréderic Laloux dans son ouvrage Reinventing Organizations nous relate l’histoire des paradigmes en organisations et l’émergence d’un nouveau modèle.
Ce modèle pourrait remettre en cause le principe même de la désirabilité sociale telle qu’elle est définie aujourd’hui.
L’humanité avance par bonds et à chaque stade tout change, de nombreux signes suggèrent que nous sommes au seuil d’un nouveau bond en avant, prêts à inventer un nouveau paradigme de management.
Au début était la vision ROUGE du monde, le stade impulsif : division du travail, autorité hiérarchique
Puis est venue la vision AMBRE, le stade conformiste ou traditionnel : processus reproductibles et organigramme stable
Puis la vision ORANGE, le stade de la réussite : innovation, responsabilité et méritocratie
Puis la vision VERTE, le stade pluraliste : autonomisation, culture des valeurs et respect des parties prenantes
Nous sommes passés d'une économie industrielle où on embauchait des bras, à une économie de la connaissance où on embauchait des têtes, et maintenant à une économie humaine où on embauche des coeurs.
Et donc se dessine un nouveau modèle celui du stade Evolutif, avec la vision OPALE pour Fréderic Leroux et INDIGO pour d’autres : une vision du monde où la recherche de sens, de justesse intérieure, et de plénitude amène à dompter l’égo.
Certaines entreprises ont déjà intégré ces nouveaux modes de fonctionnement : l’auto-gouvernance, la plénitude et la raison d’être évolutive.
Elles n’ont pas pour autant renoncé à l’efficacité et à la performance mais leur prisme est diffèrent et bien plus rentable car l’individu y a toute sa place.
Elles gardent le bon du mode ESTJ et intègrent la complémentarité du mode INFP :
Alors êtes vous prêt à expérimenter cette nouvelle désirabilité sociale ?
Catherine Balazot, consultante associée OPP